23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 23:23

Je les vois sur mon écran et c'est comme si je les voyais en vrai. Une bande de potes dans ma télé, dans le plus joli coin de France et une bande de potes dans ma vie, dans le plus isolé des coins de France. La bande de potes du Homard. Et ce soir, je les trouve tellement ressemblantes ces ribambelles de copains, tellement proches dans leur composition, leurs rites, leur fonctionnement. Y compris l'enterrement de l'un d'entre eux, à un âge où personne ne devrait porter des cercueils.

Moi, je ne suis pas une fille de clan, les grands groupes m'ont toujours fait fuir alors j'ai cette position privilégiée au milieu d'eux, encore un peu spectatrice malgré les années de cohabitation.

 

D'années et années, je les ai vus évoluer avec cette chose fabuleuse qu'ils ont conservé, ce cadeau magnifique qu'a noué leur amitié construite étés après étés depuis  30 ans, la continuité. Des mois parfois sans se voir, sans seulement se parler et quand ils se retrouvent, ils reprennent leur conversation, à la même vanne, à la même anecdote, au même souvenir fondateur. La grammaire de leur complicité, enrichie de leur index intemporel.

 

Alors bien sûr, il y a le côté plus obscur de leur force. Ces fils emmêlés qui ne demandent qu'à rompre, ces douleurs accumulées, ces rancœurs d'enfants qui ont fatalement grandi. Mais j'ai toujours  pris soin d'en rester éloignée. Par peur aussi d'avoir à changer de regard sur certaines de celles qui constituent leurs rangs. Evidemment qu'il a été amoureux d'elle, je le sais puisque ces yeux-là, plus tard il les a posé sur moi, mais je n'ai jamais eu besoin de poser des mots sur mes certitudes. C'est avec moi qu'il dort la nuit.

 

Je l'aime cette bande, je les aime ces gens, d'abord et avant tout parce qu'ils ont été suffisamment intelligents pour l'aimer, lui, avant que je ne le fasse. Et un été en chassant un autre, ce Homard demeure notre plus joli dénominateur commun.

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Concocté par Adelles - dans Crustacé for ever
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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 20:52

Cette nuit, ou plutôt ce matin tant j’y étais encore quand la partie diurne de mon cerveau a entendu le Homard ouvrir les volets, j’ai rêvé. Généralement, je ne me souviens de rien mais là, peut-être est-ce l'heure matinale ou l'incongruité du scénario, vu le sujet et son traitement, impossible de ne pas le sauvegarder ici.

 

Cette nuit, ou plutôt ce matin donc, j’étais enceinte de jumeaux (oh what a surprise !). J’accouchais à 31+6, juste histoire de dire que j’avais raté les 32 SA marquant la fin de la grande prématurité (t’as déjà les épaules dans l’eau que bim ton inconscient te file un coup sur la tête. "C’est pour mieux te noyer mon enfant" dirait la grand-mère de qui vous savez) et cerise on the cake du rêve à se traîner comme un boulet, l’un des deux jumeaux ne survivait pas à l’accouchement.

Et puis surtout justement, il n’y avait pas réellement d’accouchement. Enfin, j’étais bien dans la salle d’attente de l’hôpital de banlieue où j’ai réellement accouché en 2011, à reluquer mon ventre qui se déformait sous les vagues de ses habitants, à constater que je ressentais davantage les mouvements de l’un que de l’autre (toute similitude serait purement fortuite) (spoiler : NON) et tout à coup, on venait jeter le survivant dans les bras du Homard (jeter au sens propre) (31+6 SA, je rappelle, imaginez l’état du rôti), en nous annonçant que le plus gros des deux était décédé. Et j’étais toujours sur ma chaise de salle d’attente, je n’avais pas bougé. Pas de sage-femme, pas d'étriers, pas de Homard ouvrant le tiroir des seringues avec sur le visage sa meilleure moue dubitaplexe (dubitaplexe --> © le Homard). 

 

Et j'en étais à l'annonce à la famille quand la véritable Poite n°1 a déboulé. Elle a fait "muuuuuuunh gruuuumph schouuuuuuuugr" avec un ton mauvais (je crois qu’elle sait faire pire que moi en la matière, ce qui constitue en soi un record) pour que je me décale un peu dans le lit et elle s’est écrasée comme un gros caca près de moi pour mieux se rendormir. Là-dessus, Poite n°2 a déboulé aussi. Elle a fait "tu sais Maman, hier avec L. on a dit à M. qu’on était des princesses et il nous a pas cru et puis tu sais, c’est bientôt carnaval et puis moi je voudras (oui, "voudras" à 7h17, cette enfant n’a donc aucune pitié pour sa mère) mettre ma robe Elsa ou alors peut-être le costume de clown ou puis non la robe Elsa parce que je veux que la traîne elle traîne (CQFD) dans la cour pour que M. il voit que je peux être une princesse et tu sais la maîtresse elle a dit qu’il faudrait faire des crêpes et je pourrais t’aider à faire des crêpes j’en ai fait chez Mamie et "Papa, tu peux me faire le trampo-bidou ?" (longue, longue histoire que ce trampo-bidou)…" et pendant qu’elle parlait encore, j’ai fait "muuuuuuunh gruuuumph schouuuuuuuugr " avec un ton mauvais de mère parfaitement imparfaite et je me suis rendormie façon gros caca sur Poite n°1.

 

Alors en fait, je crois que ce qu'il est urgent de retenir de tout ça, c'est qu'en rêve ou pour de vrai, les jumeaux c'est plus jamais.

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 21:15

Jeudi soir, à 36 heures de retrouver les Poites à la sortie du train, je me suis plainte au Homard que vraiment (vraiment) 15 jours de séparation, c’était beaucoup (beaucoup) trop long. Ce à quoi il a répondu un truc qui sonnait comme « oh put… ouais carrément » pour enchaîner directement sur « mais on va regretter d’avoir pensé ça à peine un quart d’heure après les avoir récupérées ».

 

#AmbiguitéParentale

 

Alors qu’en fait, maintenant qu’elles sont de retour et qu’elles ont déjà marqué à nouveau du sceau du bordel notre espace de vie commun je peux l’écrire, je confirme 15 jours c’était vraiment (vraiment) trop (trop) long.

Et c’est un peu comme si depuis samedi, telle un matériau à mémoire de forme, ma vie avait repris ses véritables contours.

 

C’est fou comme en 15 jours on oublie. C’est dangereux comme en 15 jours on oublie.

 

Dans la voiture du retour, il y a eu à nouveau ces petites histoires de rien, qui m’arrachent des sourires aussitôt mordus, parce qu’elles sont sérieuses les histoires de rien à 5 ans et demi. La gomme du grand Maxime, la cagoule rose qui donne des boutons (longue (longue) histoire), la cousine Charlotte et les "tu sais, Papy il adore aller au restaurant" (la phrase exacte ma chérie est "Papy n’a pas pénétré dans sa cuisine depuis 1984").

 

On les avait gâtées les Poites avec encore les valises dans le coffre que déjà la première virée chez le copain Merlin. Et au retour, visite de chantier obligatoire pour s’entendre dire tout plein de "trop". Trop chouette, trop beau et on pourra leur certifier aux hypothétiques futurs propriétaires de cette maison qu’en février 2017 une enfant que la morosité n’avait pas encore atteinte a spontanément câliné un mur carrelé. Est-ce que les enfants de l’époque avaient rendu hommage aussi aux toilettes vertes qui trônent désormais dans mon jardin (subtil jeu de mot intégré à cette interrogation) (et longue (longue) histoire aussi que ce trône au pied des lilas) ?

 

Et ensuite, ce fût le retour en tenue de bricol’girl (la blondeur en moins) (mais j’ai les gros seins c’est déjà ça), en intégrant deux toutes nouvelles ouvrières à notre chantier qui n’en finit pas.  "Je peux t’aider, Maman, regarde j’ai mis un pantalon !". Alors, on accepte de se ralentir, si c’était encore possible et de jouer au carrelage, un peu comme on jouerait à la dînette.

Et puis comment dire non à ces deux auxiliaires au bonheur qui vous regardent planter un clou en s’éblouissant sincèrement d’un "haaaan, tu le fais trop biiiiiiien" (et est-ce que l’utilisation excessive de certaines voyelles se tarit proportionnellement à la croissance ?) ?

 

Les vacances sont finies, retour à la vraie musique de la vie.

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 22:14

En avril 2016, le Homard, les Poites et le petit Prince et moi avons passé une semaine de vacances sur le Bassin d’Arcachon (qui est, comme tout le monde le sait désormais, le plus bel endroit du monde entier). Un après-midi, nous avons loué des vélos (avec roulettes pour les deux plus jeunes d’entre nous) et sommes partis sur les pistes cyclables à l’assaut du zoo local.

Cette promenade nous a donc donné tout à la fois l’occasion d’aller refourguer du pop corn à des singes à culs bleus et auparavant de battre un record du monde de lenteur vélocipédique et d’arrêts du même nom pour cause de « Mamaaaaaaan, z’ai trop mal à ma "biiiiiiip" » (à ce propos, j'ai appris récemment et effarée que la pratique du vélo était encore interdite aux femmes dans quelques pays du monde dites-donc). 

 

Suite à une assez mauvaise répartition de la patience entre les deux entités parentales de mon couple, j’ai durant cette punition promenade en vélo joué le rôle de la voiture balai, attendant qui de l’une ou qui de l’autre des Poites celle qui selon le quart d’heure souffrait le plus de là où vous savez. Le Homard, constamment quelques mètres devant nous à jeter des regards qui en disait long sur ce qu'il pensait précisément en cet instant de la parentalité, ignorait pourtant qu’il servait de guide à toute la colonne de petits canards à ses trousses prenant soin de recopier parfaitement ses trajectoires.

 

Ainsi donc nous étions là à pédaler, arrachant certainement des soupirs-tête-penchée-sur-le-côté aux voitures qui nous croisaient ignorant tout du complot anatomique qui nous ralentissait réellement.

 

A un moment de cette folle balade, et ne me demandez pas quelles connections neuronales défaillantes étaient en jeu au sein de son cerveau masculin pourtant parfaitement développé pour d’autres tâches comme vendre des trucs improbables à des gens pas mieux - ou alors était-ce cette facilité qu'il a d'oublier qu’il est en charge mentale, physique et logistique de deux jeunes enfants- , bref à un moment le Homard s’écarta du chemin, bifurqua sur la droite, pris de la vitesse et transforma la tranquille balade familiale en session de cyclo-cross en prenant notamment une énorme bosse dissimulée au pied d’arbustes piquants et finissant son coup d’éclat par un dérapage bruyant et néanmoins contrôlé.

 

Là, l'homme s’arrête, se retourne la fierté accrochée au thorax et nous jette un immense sourire. Mode bar tabac doté d'un cerveau reptilien de mec, version malheureusement très peu améliorée depuis Cromagnon. Et, je ne sais pas, certainement a-t-il croisé mon regard ahuri parce que la seconde d’après, effacement du sourire et regard désespéré jeté vers la première de ses suiveuses.

Poite n°1, 4 ans et une confiance aveugle en l'homme qui la précédait sur la route n’avait vraisemblablement pas la dose de libre-arbitre nécessaire pour juger pertinent de dévier sa trajectoire, quitte effectivement à ne pas suivre son maître en tout. Trop tard. Je vous épargne la rencontre bosse vs Poite n°1, évidemment c’est la bosse (et les épines de l’arbuste) qui a gagné. Renversées les petites roues et son occupante.

Et que pensez-vous que fit la deuxième Poite, malgré mes hurlements et le témoignage douloureux de sa sœur juste sous ses yeux ?

Bingo, les 4 roues en l’air elle aussi, le nez planté dans la poussière de la piste de cross. 

 

Presque qu'un an après, croyez-vous que le Homard tire de l’anecdote une quelconque gêne ? Que nenni, agrémentée de quelques détails délicieux dont lui seul a le secret, l’histoire est désormais copieusement diffusée autour de nous. Et d'homme suffisamment étourdi pour oublier son rôle de guide universel auprès des Poites, le Homard est devenu au fil des mois ce père tellement hypnotisant que face à l'obstacle personne ne se détourne pour préférer s’embourber derrière lui…

 

 Edit : ce post est inspiré d'une certaine vidéo de ma copine Cécile qui reconnaîtra dans mes mots sa propre ribambelle de canetons...

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 21:11

Un questionnaire pour conclure ou presque cette quinzaine sans Poites. Dire que c'était long est un euphémisme, hier j'ai retrouvé les chaussons d'école de Poite n°2 (ses chaussons de l'année dernière, circonstance aggravante), en les ramassant je les ai machinalement snifés. TOUT VA BIEN.

La drogue favorite

Mettre mon doigt sous le nez des Poites le soir en allant me coucher. Elles ont bientôt 6 ans et je suis toujours persuadée qu'elles peuvent cesser soudainement de respirer.

L’incompréhension

J'ai eu pas mal de réponses décalées en tête mais la seule vraie réponse, sérieuse et dramatique, c'est "mes parents".

La chanson qui parle de vous
Rentrer chez soi, Maurane

L’homme/la femme politique préféré(e)
Les véritables héros,ce sont ceux qui font de la politique au sens nobre du terme, au coeur de la cité. En ce moment, il me semble qu'une Dounia Bouzar représente ces gens-là.

La plus grande angoisse
La perte, petite ou grande

Avec qui aimeriez-vous être coincée dans un ascenseur ?
Avec l'ascensoriste

Le chef-d’œuvre du cinéma que vous trouvez vraiment nul
Généralement, tous les lauréats du Festival de Cannes

La lettre préférée de l’alphabet
Le E qui comme tout le monde sait, est associé à la couleur bleue et au chiffre 6.

Le talon d’Achille
Cet acharnement à vouloir qu'on devine pour moi : ce que j'aimerais manger, ce que j'adorerais lire, le métier que je pourrais exercer, la façon dont j'aimerais être embrassée...

Si vous étiez un homme pendant 24h, que feriez-vous ?
J'oublierais que j'ai des enfants, dans un créneau compris entre 8h20 et 19h10

L’objet que vous rêvez d’acquérir ?
Un aplomb à toutes épreuves. Mais sinon, je saurais me contenter de cette porte atelier splendide à 249 euros (#Béééééé).

La mauvaise habitude
Je fais pipi sous la douche (mais aux dernières nouvelles, c'est hyper écolo)

La plus grande peur
D'avoir peur, what else ?

L’idéal masculin
La bonne dose de poils.

Qui y’a t’il derrière vous :
Un mur bleu pétrole et une absence de cheminée. #TeamPremierDegré

Quelle matière ajouter dans l’enseignement actuel ?
L'expérience. Même si c'est apparemment la seule matière impossible à enseigner.

Qu’avez-vous appris aujourd’hui ?
La méthode du paraluie bulgare.

Le rêve récurrent
Depuis 12 ans que je partage ma vie avec lui, je n'ai JAMAIS fait un rêve érotique avec un autre homme que le Homard. C'est tellement moche.

L’odeur préférée
Celles des échoppes de cordonniers.

Le premier livre
Certainement "Le Petit Monsieur tout seul". Certainement parce que je l'avais choisi seule en tête à tête avec mon père.

Si vous étiez une reine célèbre
Le glamour de Lady Di, le sourire de Kate, les fesses de sa soeur.

Un déguisement pour un bal costumé
L'homme invisible 

Votre secret
Ben du coup, l'endroit est très mal choisi

Un héros incompris
Rantanplan

Le Feel Good movie
Les grands classiques : Dirty Dancing, Coup de foudre à Notting Hill et les Bridget Jones

La réplique de film préférée

"-Faut pas tuer les instants de bonheur, faut pas... 

-Tu cites Baudelaire, toi maintenant ?

-Ah bon ?"

L'Etudiante, 1988

Edit : Le questionnaire vient d'ici...

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 21:41

La semaine dernière, profitant de tout ce temps que les Poites nous laissent en se trémoussant sur les photos redevenues floues de leur grand-mère à 600 kilomètres de nous, le Homard et moi sommes allés voir un spectacle qu'on m'avait vendu comme comique et ébouriffant. Je ne vous en donnerai pas la référence parce que malgré un coût modeste et des comédiens au sommet de leur bonne volonté, le divertissement m'a déçue.  La faute au texte qui entre quelques rares galéjades ne décollait jamais.  

Et hier soir, débriefant à nouveau sur le sujet, j'expliquais à un Homard pas peu fier qu'en matière d'humour, honnêtement, j'avais bien mieux à la maison (mais j'ai une excuse, j'en étais à mon deuxième verre de Sauternes). Illustrant immédiatement mon propos, j'argumentais en avouant au torse bombé en face de moi qu'au moins deux de ses célèbres boutades étaient hissées au rang de culte chez deux de mes proches amies.

Mais au-delà de cet épisode de légitime flatterie conjugale, à vous je peux bien l'avouer, actuellement le Homard a de la concurrence. Une concurrence sérieuse et quasi-quotidienne en la personne de Vincent Dedienne auquel je tends à vouer une véritable adoration irrationnelle. 

Alors, peut-être que ça fait un peu parisiano-parisien d'aimer Vincent Dedienne en 2017 et certainement que d'autres jeunes gens mériteraient tout autant mon intérêt tout neuf mais ces dernières semaines, celui que je ne raterais à aucun prix et dont je me délecte après la 1 256ème lecture de Cendrillon, c'est lui.

D'abord et avant tout pour ses mots, ciselés, modernes, opportuns, rebondissants, actuels et pourtant paradoxalement frais.

Alors si le cœur vous en dit, voici sa chronique du 30 janvier dernier, une des meilleures d'après moi tant chacune de ses séquences font mouche.

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 18:57

Les premières ont un goût de revanche. Alors oui, on a l’air un peu ridicule tous alignés par table de deux dans un restaurant saturé en cœurs rouges. Mais on les mérite les premières, parce que les années d’avant, on était seule ou mal accompagnée ou un peu des deux. Au fond de son lit ces années-là, cogitant sur ce qu’on pouvait bien avoir de moins aimable que les rangs de ceux alignés par deux. Alors merde, pour les premières, on fait fi de l’indien et ses roses dépourprées, des menus bien calibrés, des voisins ordonnés à gauche, des voisins arrangés à droite et on se vautre, assumée, dans les pétales de cœurs rouges.

 

Et puis viennent les suivantes. Pour nous, il y a eu deux enfants en même temps. Et une série de ces soirées-là au chevet d’un pain surprise. Parce que dès qu’on aura trinqué, on ira se coucher. Question de survie. Et finalement, la seule inconnue de ces années-là, c’est qui se collera la corvée de courses chez l’ami Picard.

 

Maintenant, il y a les subséquentes (votre vocabulaire, les filles, votre vocabulaire).

A  nouveau c’est possible, après tout ce n’est qu’une question d’organisation mais c’est fou comme on a moins envie de venir se ranger avec la ribambelle des autres. Et puis, la revanche a un peu changé de camp, et puis l’important a carrément changé de rive ; la revanche et l’important, désormais, dorment à l’étage. Tout à coup, on est au-dessus de tous ces cœurs rouges et on pose un regard mi-bienveillant mi-infantilisant sur tous les petits mignons qui iront s’aligner deux par deux.

Et puis, pourquoi s’évertuerait-il à faire ce soir ce qu’on lui reproche de ne pas faire les 363 autres jours de l’année ?

Alors tout à coup, on ne veut plus rien de ce moment convenu, on rêve d’une contre-programmation. Retour au pieu, case départ (et d’arrivée) de tous les 14 février et "allez viens, on dirait qu’on la fêterait en pyjama sous la couette, plutôt".

 

Quelles que soient la soirée que vous connaîtrez aujourd’hui, je vous souhaite plein d’amour. Seule, mal accompagnée, au goût de revanche, au goût de l’acquis, en ligne, en rang d’oignon, deux par deux (ou trois par trois, suis pas sectaire), en amour raisonné ou en amour fou. Parce qu'à la fin, l'amour, il ne nous restera plus que ça...

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 17:18

J'étais tranquillement sur mon canapé, occupée à digérer mon comprimé d'Ibuprofène, avalé à la suite d'un abus de pose de carrelage imitation carreaux de ciment quand j'ai reçu le message suivant.

L'anniversaire

7 ans. L'âge de raison vous diront les esprits censés.

7 ans à raconter des tranches de vie.

7 ans à parler de Lui, à parler de moi et de nous deux mélangés (perche facile que vous n'allez pourtant pas saisir, rapport au lectorat de qualité) (et quand je dis perche...).

7 ans à parler d'Elles, bien avant qu'elles ne daignent pousser en dedans selon une loi dont la Nature, la Logique et les Mathématiques n'ont pas encore percé le secret.

7 ans de théories sur tout et n'importe quoi, exactement telles que je les affectionne.

7 ans de petites et de grandes histoires.

7 ans d'atermoiements (si si, je suis lucide).

7 ans de grandes joies, parfaits contraires des grandes déceptions entre lesquelles elle s'intercalent.

7 ans à apprendre de rire de tout, à défaut de pouvoir cesser d'en pleurer.

7 ans de vérité, filtrée parfois, secrète souvent mais toujours véritable.

7 ans de discrétion, tant cet endroit ne doit appartenir qu'à moi.

7 ans de mots, tous les jours ou presque. 7 ans du meilleur exercice d'écriture.

7 ans et 1 636 bouts de ma vie qui sont allés vers 1 758 353 d'entre vous.

Alors merci.

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 20:19
La bulle

C'est hier, sur une de ces autoroutes sur lesquelles nous autres banlieusards aimons à nous pendre au pare-choc arrière de nos pairs, que cela m'a frappé.

Quand elles ne sont pas là, je suis plus vulnérable.

Comme si lorsque nous sommes rassemblés façon puzzle à 4 pièces nous formions une entité inattaquable. Comme si, à l'inverse, l'éparpillement de nos vies, la distance de nos âmes, l'absence de leurs corps, la disloquation de ce fil tendu entre elles et moi rendaient plus fragile la bulle dans laquelle nous flottons habituellement.

Hier soir sur l'autoroute, j'étais mortelle. Quand elles sont loin, c'est là où je le suis. Le reste du temps, je n'ai pas la possibilité d'être périssable.

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 22:50

Ce n’est pas à vous que je vais l’apprendre, j’ai en musique des goûts… incohérents, tendance indéterminés. Et, en tombant aujourd'hui sur le top de la honte de Shalima, je me suis dit que ce serait sympa de faire la même chose ici.

Alors, sans transition voici quelques chansons de ma honte, forcément un peu/beaucoup issues des années 80-90, vivier permanent en la matière.

Toutes ces daubes (si si quand même), ça me fera peut-être un peu oublier l’absence de ces enfants dont j’ai reçu ce matin une photo nette (est-ce que vous réalisez la portée de ce que j’écris ?) mais habillées intégralement avec des vêtements inconnus et affichant insolemment un vrai grand sourire sincère.

J'écoute ce truc, je suis direct à l'arrière de la R14 jaune de mes parents

Aucune excuse

D'où l'expression : "C'est vendredi, c'est Lorie !"

Voilà, rien d'autre à ajouter

C'est précisément cette reprise que j'aime alors que la version originale ne me fait aucun effet

Des gens comme ça ne pourraient plus passer à la télé

Là, je sens que je suis seule à connaître, non ? Honte solitaire donc

Heureusement qu'on se connaît pas quand même..

Pierre, il m'a souvent fait pleurer. J'aurais bien aimé qu'il soit mon papa tiens.

Oui, entre autres émissions honteuses, j'ai aussi regardé la Star'Ac (même que c'est nul qu'elle soit pas restée avec Jean-Pascal)

La moins honteuse de toutes parce qu'en vrai, elle est culte

Evidemment, what else ?

Oh, ça va, avouez que vous aussi, vous l'aimez bien celle-là...

Et vous, quelles musiques de qualité à déclarer ?

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