27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 20:36

Alors oui, je sais, on avait dit qu'on parlerait animation d'anniversaire pour enfants de 5 ans mais finalement, on va se la faire en news. Parce que, évidemment.

--> Tout d'abord, sachez que Poite n°1 est désormais tout à fait remise de sa scarlatine. Alors que les scarlatines traditionnelles prennent forme d'une grosse angine et d'une petite éruption, elle s'est traîné une petite angine et une grosse éruption. Remarquez que dans un sens, je préfère. Mais la pauvre enfant a eu des boutons jusque sous les pieds, ce qui lui a valu certains jours une démarche peu distinguée (ainsi qu'un temps pour réaliser le trajet domicile/école - NDLM : pour récupérer Poite n°2, vaillante enfant ayant eu la bonne idée de ne pas suivre sa sœur dans l'affection contagieuse - à classer dans un livre des records enfantins, vu que la demoiselle se déchaussait dès qu'elle le pouvait pour frotter sa plante de pied où elle pouvait).

--> Les Poites ont eu des lunettes de piscine. A l'origine, c'était pour les aider à ne plus avoir peur de mettre la tête sous l'eau à la piscine. Dans la pratique, elles ont servi en beaucoup d'occasions mais assez peu quand on en aurait eu réellement besoin.

News de fin juin
News de fin juin

--> Nous assisterons demain soir au spectacle de classe de Poite n°2. L'événement nous valant depuis quelques semaines chorégraphies variées et nombreuses répétitions de portés de haute voltige entre le canapé blanc et la télé. L'idée que nous nous serrions Poite n°1, le Homard et moi sur ce tout petit banc, le cœur fragile et la larme facile (je parle pour moi, là), m'émeut tellement.

 

--> J'ai pleuré devant "Le Voyage d'Arlo". Du genre beaucoup pleuré. Et quand elle a vu mes larmes, aidée par le taquinement du Homard de l'autre côté du canapé, Poite n°1 s'est levée aussitôt et m'a serrée si tendrement. Sans un mot mais avec un sourire désarmant. Quel don merveilleux que cette empathie. Quel handicap formidable aussi.

 

--> Et pour finir, j'ai une nouvelle étagère. Voilà OSEF un petit peu, mais sachez que je l'aime beaucoup.

News de fin juin
26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 22:09

Samedi, parce qu'il fallait que je prenne des forces et des réserves de sérénité à la veille d'accueillir 11 âmes de 5 ans dans mon jardin, j'ai écris.

En l'occurrence, la consigne du jour était de reprendre la première et dernière phrase d'un roman de Fred Vargas et d'inventer une toute autre histoire au milieu.

La première phrase était : "Pierre, y'a quelque chose qui déraille dans le jardin". La dernière : "Sac à merdes, sac à merveilles, difficile de s'y retrouver."

Après quelques minutes de profond désespoir où toute notion de sérénité sembla m'échapper, j'ai fini par trouver.

- "Pierre, y'a quelque chose qui déraille dans le jardin." Et je me suis mordue les lèvres pour ne pas rajouter "et ça fait 3 fois que je te le dis" parce que la mariage est ce long chemin rempli d'amour et de répétitions. Pierre fit mine de lever le nez de sa tablette.

-"Qu'est-ce qu'il se passe exactement ?" maugréa-t-il en tentant de poser l’œil gauche sur Candy Crush et le droit sur moi, penchée à la fenêtre.

-"Ça fait deux nuits qu'il y a des points rouges lumineux du côté des framboisiers".

Je ne sais pas quel mot dans cette réponse fût le mot clé qui déclencha sa réaction mais Pierre se leva pour me rejoindre.

-"Là, tu vois" continuais-je en lui désignant les lueurs à gauche de l'abri de jardin.

-"Ouais" fût sa seule réponse.

-"Tu crois que c'est quoi ?" m'obstinais-je

-"Ben, je sais pas"

Bien, faisons une photographie mentale de la situation. Nous sommes tous deux accoudés à la fenêtre de notre chambre, probablement envahis à l'heure qu'il est par une bande d'extraterrestres assoiffés de sang et lui resté figé, le postérieur coincé dans son caleçon, préférant au "laisse ma chérie, je m'en occupe" salvateur, un laborieusement drolatique "ben c'est peut-être un ver luisant qui s'est fait trop de framboises".

On épouse un héros en puissance, on vit avec un Laurent Ruquier raté.

Le lendemain soir, faute de super héros, les monstres étaient de retour au pied des framboisiers.

-"Pierre, faut vraiment que t'aille voir".

On va pas se mentir, ça n'était pas son intention, il venait juste de s'asseoir et puis son match n'aillait pas tarder à démarrer, alors tant que les envahisseurs restaient cantonnés au fond du jardin, il était partant pour être hospitalier.

Moi, ce n'était pas que je venais de m'asseoir, c'était plutôt que je n'avais pas cessé d'être debout alors je suis descendue dans le jardin. J'avais l'impression d'être dans un film d'action, quand l'actrice principale ne sait pas qu'elle est sur le point de tomber nez à nez, derrière un poteau de parking glauque ou les cartons d'un entrepôt déserté, avec le méchant-très-méchant de l'histoire. Heureusement quelques éclairages de la rue me permettaient de me guider. J'évitais scrupuleusement les branches des lilas, contournais la glycine, suivais l'allée de thuyas. Et accessoirement, faisais scratch scratch à chaque fois que je posais le pied sur un escargot.

Le scénario de mon film prenait des petits accents morbido-zoologiques.

Bientôt les framboisiers furent en vue. J'avais des musiques toutes plus angoissantes les unes que les autres en tête. Sigourney Weaver dans Alien, c'était de la gnognotte par rapport à ce que je vivais. Les yeux rouges me fixaient, là un peu plus loin, j'aurais pu le parier.

Sentant ma présence, un oiseau s'envola à mon passage, menaçant de faire titrer les journaux du lendemain d'un inédit "Faits divers : une mère de famille meurt d'une crise cardiaque en découvrant des extraterrestres dans son jardin".

Reprenant mon courage en main, je fis quelques pas de plus en direction des lumières. Lorsque je ne fus plus qu'à quelques centimètres, je trébuchais. Le temps de comprendre, Sigourney, les parkings, les entrepôts et les musiques intrigantes, il étaient tous partis.

Les lumières, c'était les réflecteurs des roues des vélos de nos enfants.

Dans un mélange de soulagement et de regrets, je regagnais le salon où j'apprenais à Pierre le fin mot de l'histoire.

-"Ah ben tu vois, c'était rien" fit-il en me tapotant paternellement l'épaule. "Mais t'aurais pu en profiter pour nous ramasser des framboises".

Le mariage est comme un sac bien rempli. En revanche, sac à merdes, sac à merveilles, difficile de s'y retrouver.

Edit : demain, nous changerons de sujet et évoquerons pour la dernière fois (promis) les 5 ans des Poites en compagnie de leurs petits camarades.

23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 20:25

C’était un jour fabuleux que celui de leurs 5 ans et même la nuit apocalyptique que m’a réservé Poite n°2 (oui, "m’a", je ne m’étends pas) par la suite n’a pas réussi à entamer la légèreté de mes souvenirs.

[Et puis cette nuit, je crois que c’était juste pour vérifier que même à 5 ans, on pouvait encore convoquer sa mère en pleine nuit. Mais je la comprends, Poite n°2, elle était trop heureuse cette journée pour l’achever sans emphase.]

Le Happy Meal grignoté au pied de l’acacia, les pieds si loin du sol perchés sur le rehausseur du fauteuil au cinéma, les appels et les sms de ceux qui savent qu’elles sont au creux de ma vie, la ribambelle des petits plaisirs que l’on s’octroie parce qu’ils ont le goût de ce jour spécial comparé aux 365 autres, plus tard la danse sur le bitume de l’école aspergé de quelques gouttes étranges évaporées avant de ne s’être brisées à nos semelles. Et ce "nous", le cœur du réacteur dont la sauvagerie, la débonnaireté (de rien) et la fluidité présageait du meilleur.

Ainsi, elles ont eu 5 ans. Étonnées de n’avoir pas exagérément grandi dans la nuit qui a précédé l’événement, comparant leurs doigts, leurs bras, leurs orteils avec ceux de la veille, cherchant à s’auto-persuader qu’ils étaient désormais beaucoup plus grands. "Mais si maman, le petit pouce (le dernier orteil – NDLM), il dépasse de la chaussure maintenant".

Encore ce matin, en les regardant partir pour l’école, j’avais le cœur gonflé de fierté pour ces 5 ans et 1 jour. Et je peux désormais écrire sur mon CV de mère le niveau écarlate de la maternité, les jambes guimauve même après quelques heures de sommeil de mauvaise qualité.

22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 21:21

Tous les ans, ce sera la même chose.

La nuit la plus courte de l'année, suivie de la journée la plus longue. Celle qui m'a vu réaliser cette chose si incroyable de devenir mère, sans l'être encore tout à fait, l'air de rien à l'heure de l'apéro.

Tous les ans, ce sera la même chose et tous les ans, ce sera différent.

Le décompte des jours avant le SA. 33+2. Jusqu'à quand me souviendrais-je qu'ils se sont trompés en notant ce 33+3 sur leurs carnets de santé ?

Tous les ans, ce sera la même chose et tous les ans, ce sera différent.

Le Homard qui regarde ses filles en leur adressant le faux reproche qu'à peine nées, elles lui ont piqué sa meilleure blague. A 12h près, mais qui sait si ces 12h ne nous ont pas tout simplement sauvé la vie ?, elles auraient été deux sœurs jumelles nées sous le signe des Gémeaux.

Tous les ans, ce sera la même chose et tous les ans, ce sera différent.

Ce "vous savez, Madame, on sera nombreux" répété heure après heure. Et je ne saurai jamais si 13 c'est vraiment nombreux pour un accouchement.

Tous les ans, ce sera la même chose et tous les ans, ce sera différent.

Les couveuses, les doutes, les intubations. Et mes larmes, chaque jour.

Tous les ans, ce sera la même chose et tous les ans, ce sera différent.

Les merveilleuses, les miraculées. Celles qui devaient absolument venir au monde, si possible doublement. Avec des âmes si belles que j'ai encore besoin régulièrement de me pincer pour y croire.

Tous les ans, ce sera la même chose et tous les ans, ce sera différent.

Et cette vie au carré qu'il faut vivre pour se persuader qu'elle est vraiment la plus jolie.

Tous les ans, ce sera la même chose et tous les ans, ce sera différent.

L'une qui pense à l'autre. L'autre qui vérifie que l'une a bien pensé à elle. Ces petits rôles de la plus fabuleuse mise en scène de ma vie. Ce spectacle infime de deux vies qui s'accordent et dont je suis le plus complice témoin.

Tous les ans, ce sera la même chose et son contraire. Et tous les ans, on souhaitera que ça soit reparti pour une année entière.

Joyeux anniversaires mes douces. Joyeux anniversaires mes filles. 5 ans que c'est si bon de vous faire grandir (au moins 95% du temps).

21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 18:59

Je sais peu de choses sur nos prédécesseurs dans cette maison. J’en suis arrivée à la conclusion qu’ils aimaient les couleurs, tant chaque pièce était imprégnée d’une couleur qu’aucun échantillon Pantone n’aurait précisément répertorié.

Et puis, en visitant le jardin en cette fin de printemps, il est évident qu’ils appréciaient également les groseilles (fruit d’une fort jolie couleur d’ailleurs) (et hop, la boucle est bouclée). Durant tout l’hiver, le Homard et moi, en néo-propriétaires de ce jardin, nous sommes interrogés sur ces arbustes dans le fond du jardin et puis, petit à petit au fil de ce printemps qui n’en était pas un, elles sont apparues. Par dizaines, par centaines, par milliers presque. Partout ces petits bouts de rouge picorés matin et soir par les merles du voisinage.

L'affaire est dans le sac (de groseilles)

Alors hier, parce qu’on n’avait pas grand-chose d’autre à faire Poite n°1 et moi (à part se gratter sur toutes les embrasures de portes), nous sommes allées ramasser les groseilles au fond du jardin. Je n’ai pas pesé la poche (les bordelaises) au retour dans la cuisine mais je pense qu’il devait y en avoir un bon kilo (et le quintuple encore fièrement accroché aux branches désespérément pleines).

L'affaire est dans le sac (de groseilles)

Après ça, Poite n°1 m’a abandonné à mon triste sort de mère au foyer, me préférant le visionnage d’un épisode exhaltant de Princesse Sofia et je me suis fadée toutes les étapes suivantes.

J’ai d’abord équeuté toutes les candidates en lice.

L'affaire est dans le sac (de groseilles)

Puis, je les ai mixées. Pas de bol, il y avait davantage de pépins que de substance utile et il a donc fallu passer le tout au chinois. C’était long et peu productif puisqu’une majorité de matière est partie à la poubelle avec les pépins susnommés.

[Coucou, je suis Adelles et je découvre le concept de la cuisine]

Quand j’ai eu fini cette étape, je me suis mise à la recherche d’une recette. Mes onglets Internet étaient formels, quelle que soit l’option prise, il me fallait des feuilles de gélatine.

J’ai donc courageusement envoyé un sms au Homard en lui demandant si on en avait, de la feuille de gélatine. Oui, qu’il a répondu, il devait y avoir un reste de ma panna cotta au miel (deux informations dans cette phrase, mais je compte sur votre sagacité). Lisant le mot "panna cota", mon taux de sucre dans le sang ne fit qu’un tour. Mais évidemment mais c’était bien sûr, ce serait panna cotta à la groseille.

Là-dessus, un éclair de génie, je goûte ma mixture brute. Et je manque de peu de perdre mes dents du fond par corrosion. Un sachet de sucre plus tard, l’affaire roule dans le fond de la casserole.

L'affaire est dans le sac (de groseilles)

Et parce qu’avec un kilo de groseille, on fait décidément bien des choses, je me suis également lancée dans la confection d’un gâteau d’une couleur que nos prédécesseurs n’auraient certainement pas renié.

D’un rose resplendissant.

L'affaire est dans le sac (de groseilles)

Edit : je ne donne aucune recette volontairement, ce qui fait de ce post probablement le plus inutile de l'histoire internationale du blog, mais j'ai d'excellentes raisons. Petit 1 : malgré le taux de sucre hallucinant contenu dans le machin, le Homard a tout de même grincé des dents à la dégustation. Petit 2 : je suis incapable de suivre une recette et je mets toujours les quantités en écoutant uniquement mon instinct.

Edit 2 : et je vous souhaite bon courage pour commenter pertinemment cet article.

19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 19:59
Non, dans la vraie vie, je n'ai ni les cheveux rouges ni un corps de sirène. Mais quand je vois ça, je le regrette.

Non, dans la vraie vie, je n'ai ni les cheveux rouges ni un corps de sirène. Mais quand je vois ça, je le regrette.

Il me semblait que pourtant, j'avais pensé à tout. Les Poites avaient caché leurs œuvres en lieu sûr et n'avaient miraculeusement pas vendu la mèche à propos de ce gros carton arrivé il y a 10 jours. Gros carton qui hébergeait un calendrier de l'avent dont chaque case cachait une bière artisanale telles que les apprécie le Homard (quant au concept du calendrier de l'Avent en plein mois de juin, nous en reparlerons quand il fera réellement un temps de mois de juin).

Les Poites excitées par l'événement, s'affairaient à extirper chaque bouteille de son alvéole quand mon radar à emmerdes s'est mis à clignoter. Poite n°1 se grattait. L'arrière de la cuisse pour la première bouteille, le coude sur la cinquième, le haut du dos pour la septième, l'arrière du crâne pour la treizième.

Puis, quand chaque bière eut trouvé sa place dans le bac à légumes et qu'Hector l'oiseau en porcelaine de la table basse fût suffisamment rassasié de chips d'emballage, j'ai saisi le bras de mon aînée et soulevé son pyjama.

Et là, instantanément, me revint en mémoire une image que j'avais voulu croire anodine.

Oui, ça vaut mieux

Et comme on m'a toujours appris à voir les verres à moitié plein de l'existence, j'ai aussitôt pensé que c'était chouette puisqu'on avait été épargné, pour les poux.

 

Edit : donc, si vous me cherchez durant les 3 prochains jours, je serai en train de regarder les soixante douxième à soixante dix-neuvième rediffusions de la Reine des Neiges organisées dans mon salon

 

16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 20:27

Dans les années 80 (silence dans les rangs svp), ma mère est partie plusieurs fois sur une semaine pour des raisons professionnelles. Du lundi au vendredi, à une époque où le TGV n’existait pas encore entre Bordeaux et Paris, elle passait 5 jours en dehors de notre cercle familial, nous laissant seules avec mon père. Et ce qui m’a frappé hier soir alors que je fermais les volets de la maison, à mon tour à la tête de trois âmes parce que le Homard avait été appelé dans les contrées bretonnes, c’est qu’entre les années 1980 et 2016, de l’eau, heureusement, avait coulé sous les ponts.

Les dimanches soirs, je m’en souviens, à la veille des départs de ma mère, c’était le même rituel. Les menus des midis épinglés à l’intérieur du placard de la cuisine, les soupes pour les dîners congelées dans le tiroir du milieu (je vous rappelle, semaine paire = soupe rouge ; semaine impaire = soupe verte) (oui, je m’en suis bien sortie), les vêtements préparés, les pense-bêtes divers et variés collés sur la toile cirée. Nos existences, déjà, enfermées dans le prévu. Et puis, le rituel du mouchoir. Un peu de parfum de ma mère collé sur un des mouchoirs de mon père. Et c’est drôle parce que je n’aurais renoncé pour rien à ce bout de tissu alors que le reste du temps, l’accessoire me dégoûtait et que ma mère ne portait pas son parfum.

Tous les soirs de ces semaines, ma grand-mère maternelle passait, telle un agent secret en mission commando, pour vérifier… quoi au juste ? probablement que mon père survivait à l’épreuve et que consécutivement ma sœur et moi étions toujours en vie.

Est-ce l’époque qui voulait ce contrôle à distance ? Ou l’incompétence nourrie d’absence de mon père ? Ou la mainmise de ma mère sur tout ce qui touchait de près ou de loin à la maintenance de sa maisonnée ? Je ne saurais le dire précisément aujourd’hui. Certainement un peu des trois, toujours cette histoire de souvenirs qui n’auraient pas tranché entre le noir et le blanc de la vie.

Mais hier soir, en fermant mes volets (ne croyez pas que vous allez échapper encore longtemps à la narration de cet épisode capital de ma soirée) (et encore, je suis sympa, je vous épargne le brossage des dents), je me faisais la réflexion que le Homard et moi pourrions bien partir 5 jours consécutifs sans mettre celui qui resterait dans une situation proche de celle que j’ai observé dans mon enfance.

Et s’il y aurait probablement des bouts de tissus imprégnés de parfum que je ne porte pas moi non plus et des moments de flottement plus ou moins légitimes, il n’y aurait peut-être rien d’autre des symptômes de mon propre déséquilibre parental.

On va dire que c’est déjà ça.

15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 20:16

Un mois que nous n'avions pas tweeté, avouez que ça vous manquait.

Je tweete, tu tweetes, il/elle tweete #30
Je tweete, tu tweetes, il/elle tweete #30
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Et la bonne journée !

14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 20:12

Ce soir, j’avais une obligation professionnelle, événement qui arrive environ toutes les années bissextiles. J’avais donc envoyé au Homard dès le 30 mai dernier le message suivant :

La catapulte

Message auquel il avait répondu par :

La catapulte

Connaissant la propension des rendez-vous Homardiens à s’annuler plus ou moins au dernier moment, j’ai courageusement décidé de ne pas m’affoler. Durant les 15 jours suivants, j’ai donc simplement veillé à re-sonder régulièrement l’intéressé, lequel jongla dans ses réponses entre son engagement grenoblois, un énigmatique directeur monde, un aller-retour lyonnais improvisé et des sollicitations récurrentes de collègues manifestement incontournables.

Bientôt 11 ans de vie commune m’ont heureusement appris à décrypter l’imbroglio professionnel du Homard, je misais ainsi sur une probable victoire par KO.

Bien m’en a pris car après d’assez nombreux errements, le fameux rendez-vous grenoblois n’eut pas lieu (et le directeur monde fût fort dépourvu quand la bise fût venue) (lequel monde commencera peut-être à aller un peu mieux le jour où on arrêtera d'attirbuer à certains sa présidence).

Bref, vendredi soir, j’obtenais enfin le graal, aka le fameux "au fait, c’est bon pour mardi" que me glissa le héros de l'anecdote à table entre la Poite et le fromage (la Poite et le fromage : jeu de mots drôlissime).

Là-dessus, le week-end se passe. Bricolage, jardinage et rôti de porc à basse température (n'oubliez pas que nous sommes judicieusement pourvus d'un thermostat à viande connecté) nous font oublier le mardi à venir.

Dimanche soir, scène de lit conjugal. Je ne sais pas vous mais ici le dimanche soir est régulièrement l’occasion d’observer la semaine à venir, nos quatre pieds bien installés tout en haut du grand plongeoir de la parentalité. Et checkant nos absences-contraintes-emmerdements respectifs à venir, je glisse au Homard quelque chose ressemblant à "tu te souviens que mardi soir, je ne suis pas là". Oui oui me fait-on de l’autre côté du mètre soixante commun, on me l'a dit déjà vendredi.

Et, je ne sais guidée par quel instinct (on me glisse que c'est l'expérience), j’ai le réflexe d’ajouter sur un ton anodin "n’oublies pas que c’est 18h30 maximum pour le centre de loisirs".

En face, les yeux se figent, le vertige se créé et redressant la tête de l’oreiller qui commençait déjà pourtant à l’avaler, le Homard suffoque en ma direction :

"Parce que c’est pas toi qui va les chercher ?"

C'était bon pour mardi. Il était acquis que je ne serai pas là. En revanche, je suppose qu'il était prévu que les Poites, elles, mettent au point un système de catapulte entre le centre de loisirs et notre domicile.

Concocté par Adelles
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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 19:55

Hier, Poite n°1 était invitée à un anniversaire. Rien de surprenant tant les demoiselles affichent en ce mois de juin des agendas dignes des princesses qu’elles envisagent de réellement devenir un jour.

Mais quand nous sommes arrivées dans l’appartement de nos hôtes, Poite n°1 avait un porte-manteau et une langue de belle-mère étiquetés à son nom (il n'y a aucun lien de cause à effet entre les deux éléments). Et 2 secondes après notre arrivée, on lui avait déjà subtilisé son gilet et fichu dans la bouche un de ces trucs enroulés, étrangement muet. Le tout, donc, étiqueté à son nom.

Et le reste de l’après-midi a été à l’avenant, réception de photos par MMS, petite pochette surprise (étiquetée vous vous en doutez) et chockobons bien alignés à la clé.

D’ordinaire, ce genre de mères m’angoisse. Trop d’organisation, trop de perfection, trop de challenge pour des mères comme moi. Ces mères-là, d’ordinaire, en plus de m'angoisser me fatiguent. Hier aussi mais parce que je mûris (j'ai des sourcils blancs, je rappelle), j’ai réussi à ne pas lever les yeux au ciel quand, à mon retour, est venu le moment de raconter la dépose de Poite n°1 au Homard.

Parce que j’ai compris quelque chose. Enfin, je crois avoir compris. Enfin, disons que pour éviter de me balancer d’avant en arrière en me rongeant le bout des ongles en repensant à l'apparente perfection de cette mère, j’ai élaboré une théorie sur le sujet (la théorie, le dernier rempart des personnalités un poil rigides). Et ma théorie c’est que peut-être cette maman se trouvait dans une ambivalence proche de la mienne, à la veille d’accueillir 10 enfants de 4 et 5 ans dans mon jardin (si l’équivalent des précipitations de plusieurs années consécutives cesse de nous tomber sur la tronche évidemment), à savoir l’envie furieuse d’offrir un chouette moment à sa fille savamment mélangée à l’envie furieuse d’aller se pendre pendant 3h.

Et qu’en cherchant à surnager dans cette ambivalence, cette mère-là n’avait peut-être pas trouvé d’autres moyens que d’étiqueter rageusement les langues de belles-mères (en même temps, je la comprends, moi aussi j’étiquette quand je stresse) (mais promis j'ai jamais encore touché à la mère du Homard).

Vue sous cet angle, sa perfection en paraîtrait presque maladroitement touchante.

Et puis, j’ai réfléchi à ce que je m’apprête à faire, moi dans 15 jours, pour pallier cette peur sourde de consacrer 3h à beaucoup trop d’enfants en même temps. Parce qu’en l’occurrence, j’ai décidé de déléguer et de payer quelqu’un dont ce serait le métier, de gérer tous ces enfants dans mon jardin. Davantage pour m’épargner moi que pour les satisfaire, elles, il faut bien le reconnaître.

Et puis je me suis dit que de l’extérieur, ça pouvait bien ressembler à des tonnes de jolies étiquettes collées sur des cintres, cette affaire. Mais que ça n’était pourtant pas pour faire mieux, différent ou plus joli-parfait que j’agissais ainsi. C’est juste pour m’éviter de trop cauchemarder.

Edit : sur un sujet connexe, je vous invite à lire le post de Marie (connexe, ça va ?).

Edit 2 : je ne parle pas du reste, parce que sinon je pleure et j’ai déjà bien assez d’occasions de pleurer.

Edit 3 : j'ai corrigé cette histoire de palier. C'était une erreur en lien avec mes activités de bricoleuse du dimanche (mais vous pouviez pas savoir).

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En 2009, on a essayé.

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Depuis, nous sommes passés de 2 à 4.

En une seule fois.

 

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