Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 11:00

Comme vous le savez, poite n°2 n'est pas spécialement du genre dégourdie (et j'ai d'autant moins de mal à le dire qu'elle tient, pour ça et pour tout un tas d'autres choses, de moi).

Pour s'endormir, poite n°2 a besoin de son doudou. Jusque là, rien d'extraordinaire. Mais voilà, dès que le doudou dépasse de 10 millimètres son champ de vision, poite n°2 est incapable de le récupérer. Et préfère hurler à qui mieux mieux pour voir si par chance son esclave sa mère ne roderait pas dans les parages.

Or, l'esclave n'aimant pas les hurlements, la sacripone récupère assez souvent le dit doudou.

 

Mais ça, c'est la journée. Parce que la nuit, moment sacré de repos maternel, les poites ont été habituées à se débrouiller seules. Comprendre par là, à se rendormir sans doudou.

 

Quand cette nuit, sur les coups de 2h44, poite n°2 a commencé à se manifester, j'ai dans un premier temps prié très fort pour qu'elle s'assomme sur un barreau de son lit et se rendorme.

Prière inutile car 5 minutes après, les râles se sont transformés en vrais cris.

Poite n°2 sortant juste d'une bronchite asthmatiforme, je suis tout de même allé checker qu'elle ne nous faisait pas une rechute.

La poite était fraîche, pimpante et a immédiatement souri en me voyant débarquer.

Je lui ai donc balancé un laconique : "c'est la nuit, il faut dormir", et je suis retournée me pieuter.

 

De mon côté, fin de l'histoire, y'avait plus qu'à attendre qu'elle veuille bien arrêter de hurler se rendormir.

 

C'était sans compter sur le Homard, son sommeil et son chantage nocturne.

 

Au bout d'un quart d'heure de cris (et je vous assure que la nuit, c'est long), n'y tenant plus, il a surgi dans la chambre poitesque, et a remis le doudou à la belle qui a immédiatement cessé de nous assourdir.

 

Or, de la même façon que la poite n°2 n'est pas douée pour récupérer seule son doudou, elle s'avère peu amène à le sortir de son visage une fois le sommeil retrouvé.

Comprendre par là que je lui enlève systématiquement une fois endormie car 2 fois sur 3, elle se le colle sur le pif et s'endort dans ses rejets de CO2.

Donc, remise du doudou à 3h signifie enlèvement du doudou sur les coups des 3h20.

Voilà pourquoi depuis le début, j'ai été claire : pas de remise de doudou la nuit.

Poite n°1 arrive parfaitement à se rendormir sans, poite n°2 doit apprendre à faire de même. Dégourdie ou pas.

 

J'ai donc fait part de mes réticences au Homard une fois qu'il fût de retour dans le lit conjugal sur le mode de : "j'te préviens, c'est pas moi qui me relève pour enlever le doudou".

Ce à quoi, il m'a répondu : "oh mais on a qu'à lui laisser, on s'en fout".

Phrase qui a eu pour effet de me faire souhaiter que le lit l'engloutise immédiatement et le fasse périr dans d'atroces souffrances (oui, la nuit, je ne suis pas une fille modérée).

 

S'en est suivi un passionnant dialogue du genre :

- "on avait décidé de ne pas lui donner le doudou la nuit" ;

- "mais dans ce cas, pourquoi on lui donne le doudou pour l'endormir à 20h si c'est pour lui enlever après" ; 

- "parce que justement le coucher et les réveils la nuit ce sont deux choses bien différentes qu'il faut lui apprendre à différencier" ;

- etc, etc (mon sens du journalisme me conseille d'arrêter là).

 

Et enfin, à l'issue d'une discussion inutile comme en ont probablement tous les parents de jeunes enfants, il a eu cette phrase lapidaire : "et alors, tu préfères qu'elle crie et que j'ai un accident le matin sur l'autoroute parce que j'ai pas dormi ?"

 

Je vous laisse méditer sur cette formule, preuve s'il en est que le mâle en manque de sommeil est égoïste, culpabilisateur et d'une mauvaise foi éhontée.

 

Edit : vous vous doutez de qui est allée enlever le doudou ?

Edit 2 : et ne me dites pas de laisser tomber et de lui laisser son doudou sur le pif, j'en suis tout bonnement incapable.

Edit 3 : en plus, il a eu un mal fou à se rendormir, je l'ai entendu tourner pendant 1 heure après ça alors que sa fille s'était profondément rendormie en 10 minutes.

Edit 4 : si Poite n°2 se réveille cette nuit, qu'est-ce qu'on fait ? Nan, parce que demain c'est samedi, et il bosse pas le samedi... Risque pas de se tuer sur l'autoroute au moins.

Edit 5 : ça se sent que je l'ai un peu mauvaise, là ?

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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 10:01

§ Apparemment, nous traversons une grosse période de loose internationale, ma soeur et moi. Parce qu'après nos péripéties théâtrales de vendredi, ma soeur s'est vautrée en courant après un RER et s'est fait une méchante entorse à la cheville.

Résultat, impossible de retourner chez elle, au troisième sans ascenceur. Du coup, je l'ai prise en pension à la maison le temps qu'elle puisse re-poser un pied à terre.

Je l'aide à se lever, je lui fais à manger, je lui apporte ce dont elle a besoin... c'est officiel, j'ai un troisième enfant !

 

§ Poite n°2 a une bronchite asthmatiforme. Et c'est pas beau à voir entendre. Si pas d'amélioration d'ici demain, il faudra la mettre sous ventoline. 7 mois et déjà médicalisée...

 

§ La recherche de Mary Poppins avance. Après avoir reçu 6 ou 7 candidates, j'en ai sélectionné 2 que je fais rencontrer au Homard cette semaine. Il est déçu, il n'y a pas de polonaise dans ma short list.

C'est un choix bien difficile que de choisir celle qui va prendre soin de ses enfants 10 heures par jour. Je voudrais tellement ne pas me planter.

 

§ Il me reste un peu plus de 3 semaines de congés avant de repartir à la mine au boulot. Je commence à être nostalgique. Je commence à me retourner vers les bientôt 11 mois qui viennent de s'écouler. 11 mois. Quasiment une année entière passée entre les 4 murs de mon appartement. Un emprisonnement autant qu'une révélation.

 

§ J'ai appris de manière détournée que j'ai changé de bureau au boulot durant mon absence (j'espère que je n'ai pas changé de travail aussi !). J'aurais aimé que ce soit ma supérieure qui me l'apprenne. Elle aurait pu car nous sommes en contact par mail régulièrement. Elle ne l'a pas fait.

De mon côté, je pense chaque jour à mon retour au travail. Je me fais des scénarios, j'essaie d'apprivoiser l'idée d'y retourner sereinement. Bref, cette reprise prend de plus en plus de place dans ma vie. Et de l'autre côté, du côté du monde professionnel, mon retour est un non-événement, une chose totalement anodine.

Comment vais-je gérer ce décalage ?

 

Edit : maintenant que je le relis, vous avez dû vous imaginer plein de trucs avec un titre pareil...

Par pourmieuxattendre - Publié dans : Pêle Mêle des Angoisses - Communauté : PMA, ADOPTION: on veut un bébé
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 21:23

19h16 : je suis maquillée, je suis coiffée, je suis même épilée, la baby-sitter est là, les poites sont en pyjama, je pars.
19H17 : je suis fierté, je suis légèreté, je suis insouciance. Cette soirée, c'est MA soirée.
19h20 : la porte de parking est bloquée. 20kgs à lever à la main, ça commence bien. Enfin, j'ai mis du déo, ça devrait le faire.
19h30 : j'ai fais 200 mètres en 10 minutes. Pourquoi les parisiens ne savent plus conduire dès qu'il pleut trois gouttes ?
19h40 : bouche de métro en vue, je suis maligne quand même d'avoir fait la moitié du chemin en voiture.
19h41 : le mec derrière moi me colle, impossible de me garer.
19h42 : et c'est reparti pour le tour du quartier.
19h46 : évidemment, la place n'est plus libre.
19h48 : ouf, un créneau de génie. Cette soirée, c'est MA soirée.
19h52 : à moi le métro. Je suis fierté, je suis légèreté, je suis insouciance.
19h55 : Ils ont changé les rames. Pu**tain, je reste 4 mois sans prendre le métro et c'est ce moment qu'ils choisissent pour faire circuler des rames toutes neuves et qui sentent même pas le pipi.
20h12 : je sors, je suis parfaitement à l'heure, je suis une warrior.
20h13 : punaise, la première soirée depuis le mois d'octobre, c'est trop bon. Dommage que le Homard ait dû aller au Maroc pour le boulot, une soirée en amoureux ça aurait été mieux.

20h19 : Paris, c'est toujours aussi magique. 10 ans que j'habite dans le coin et toujours cet émerveillement quand je la traverse.
20h20 : je suis devant le théâtre. Avec 10 minutes d'avance. Je m'aime.
20H21 : je suis fierté, je suis légèreté, je suis insouciance.
20h22 : je montre mon billet au guichet.
20h23 : "je suis désolé madame, il est noté mardi 17 janvier sur votre billet, et nous sommes vendredi 20, vous avez dû vous tromper."
20h24 : appel désespéré à ma soeur : "y'a marqué quoi sur ton ticket, toi ?"
20h25 : évidemment sur le sien, y'a marqué mardi 17 aussi. Saleté.
20h35 : appel au Homard. "Non, je suis pas au théâtre, je me suis plantée dans les dates".
20h36 : c'est sûr, tout Roissy Charles de Gaulles a dû l'entendre rire.

20h38 : plantée devant le théâtre, j'entend résonner les trois coups. Ils me narguent, là, ils me narguent.
20h39 : je décide de rester fierté, légèreté et insouciance.
20h42 : ma soeur arrive, vaguement énervée : "T'abuses, quitte à merder sur la date des billets, t'aurais pu prendre des dates dans le futur au moins."
20h50 : finalement, on atterit au resto en face du théâtre.
21h12 : je commande du crabe.
21h24 : il est pas décortiqué.
21h25 : ça part au lavage les tâches de crabes ? C'est pas comme si je m'étais un peu fringuée ce soir, en même temps ....
22h34 : Des bruits d'applaudissements nous parviennent de l'autre côté de la rue. Ils me narguent ET ils se foutent de ma gueule. On rentre.
22h40 : "en raison d'un colis suspect, le trafic est suspendu sur la ligne 1 pour une durée indéterminée."
22H41 : là quand même, j'ai un peu envie de pleurer.
22h42 : je fais les comptes : 44 euros la place de théâtre + 25 euros de baby-sitting + 26,30 euros de restau = ça commence à me coûter cher l'insouciance.
22h43 : deuxième appel au Homard.
22H44 : "et donc, tu sais pas quand tu rentres ?" Ben non, sauf si on rentre à pied.
22h45 : il se marre. Cet homme est désespérant : je sors une fois par semestre, je découvre que la RATP complote derrière mon dos, je vois les portes d'un théâtre se fermer sur moi, je vais peut-être passer ma nuit avec les SDF de la station Tuileries et lui, il se marre.
22H46 : cette soirée, c'est la soirée de la loose, oui.
 
Edit : je suis rentrée à 23h34, après que le trafic ait fini par reprendre. En revanche, pour celles qui suivent, la porte du parking était toujours en panne.
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 13:48

Merci pour vos commentaires à propos de mon bébé bouddha. Ils m'ont fait réfléchir et relativiser aussi.

Il faudrait que j'arrête de les comparer mais c'est loin d'être évident quand on a les deux sous les yeux toute la journée.

Je laisse à Poite n°2 le temps de guérir et s'il n'y a toujours pas d'amélioration, j'irais peut-être rencontrer la pédiatre de la néonat.

En même temps, je n'ai pas envie de la stigmatiser. Si son rythme est celui-là, autant le respecter.

J'ai moi-même subi les inquiétudes de ma mère sur mon rythme de développement, beaucoup plus lent que celui de mon aînée.

Et puis, j'en ai parlé à ma psy aussi. Cette femme-là m'est vraiment précieuse. Lui parler c'est comme ouvrir des tiroirs dans mon cerveau.

En trente minutes, on avait déjà découvert que je me projette dans Poite n°2, parce qu'elle me ressemble physiquement, parce que ses attitudes me rappellent un "moi" que je cherche à cacher ou plutôt à oublier. Parce que j'ai peur qu'on lui préfère sa soeur qui a la "chance" de ressembler au Homard.

J'ai l'intuition que tout ceci va être long à démêler, mais je préfère investir maintenant que de payer une thérapie à Poite n°2 pour ses 25 ans !

 

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 14:03

Bon, il faut bien avouer que j'ai connu jours meilleurs. Une mauvaise nuit additionnée à des poites malades et un départ précipité du Homard au Maroc pour 3 jours me pompent un peu le moral aujourd'hui.

Sans compter que j'ai l'impression qu'une de mes poites ne va pas bien. Je veux pas dire physiquement, parce que c'est sûr elle est très enrhubbbée. Non, j'ai l'impression qu'elle n'est pas heureuse. Poite n°2 n'a pas la pêche alors que sa soeur se développe vitesse grand V et semble s'amuser de tout et de rien.

Elle ne joue pas, ne se sert que très rarement de ses mains, ne bouge quasiment pas. Elle semble passer ses journées à observer, la tête légèrement penchée d'un air vaguement triste. Elle sourit aussi, bien sûr, mais il me semble que ses sourires n'ont plus l'éclat qu'ils avaient.

Est-ce la maladie qui la mine ? Une poussée dentaire qui la chagrine ? Ou bien est-ce autre chose ? Quelque chose de plus grave.

Parfois, je m'inquiète (d'accord, je m'inquiète tout le temps) et puis le reste du temps je me souviens que poite n°2 ne bougeait déjà pas dans mon ventre. Que si je n'avais pas eu number 1 dans le bide pendant 7 mois, je n'aurais pas su ce que c'était que de sentir un bébé bouger.

Peut-être que poite n°2 est une philosophe, une adepte de la méditation ? Peut-être est-ce poite n°1 qui bouge trop ?

Vous aussi vous avez des bébés bouddhas ?

 

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Présentation

Mon parcours

34 ans tous les deux, ensemble depuis 2005.
Février 2009 : après des années d’hésitation, des mois de thérapie aussi pour essayer de faire taire mes démons, début des essais.

Juillet 2009 : début réel des essais en mode « management de projet » (entendez par là, prise de température, calculs en tous genres et rapports programmés).

Décembre 2009 : la petite voix me dit : « y’a quelque chose qui cloche ». Premier spermogramme : le jour où je suis morte un peu. Le jour où tout s’est écroulé. Le jour où j’ai grandi, tout d’un coup, avec un bon coup de pied au cul de madame La Vie, madame La Truie. La sanction tombe : "la probabilité de concevoir un enfant naturellement avec cette qualité de sperme est quasi-inexistante". Je dors, je vis, je mange avec cette phrase toutes les nuits depuis le 22 décembre 2009. Joyeux Noël Messieurs-Dames !

Décembre 2009 – Février 2010 : examens en pagaille pour moi : tous sont bons. J’ai un utérus de compétition, des ovaires comme des Ferrari, des hormones au taquet. Je crois que j’aurais préféré que les galères soient partagées pour nous deux. J’aurais eu moins de haine. Jamais je ne lui en aurais voulu comme je lui en ai voulu.

De son côté, les spermos s’enchaînent. Il faut congeler, vite vite, au cas où ça s’aggrave (ah bon, parce que ça pourrait être pire que ça ?). L’urologue trouve deux varicocèles, confirmées par le radiologue.
Mars 2010 : le caryotype est nickel, ouf. Les autres résultats sont en dents de scies, une fois pas trop mauvais, une autre complètement catastrophiques...
Fin mars 2010 : intervention sur les varicocèles.

Mai 2010 : surprise ! Des petites cellules ont fait leur nid dans mon utérus... Cela aura duré juste 4 semaines mais je l'ai eu mon +++ ! FC précoce.

Juillet 2010 : le spermo de contrôle 3 mois après l'intervention est mauvais. Trop tôt ? La FC n'a été qu'un pied de nez de la Vie. Nous soupçonnons une éjaculation rétrograde. Nouveaux examens, nouveaux espoirs, la FIV est repoussée au mois de novembre.

Septembre 2010 : allons bon, un nouveau docteur zizi trouve une autre piste. L'OATS du Homard serait dûe à une obstruction profonde. Il faut aller y voir avec une endoscopie. Et prendre un traitement antibiotique en béton. Pas grave, on fera la FIV en 2011 !

Octobre 2010 : nous possédons la photographie de l'obstruction profonde responsable de notre galère. Mais l'opération est trop risquée. De mon côté, je commence un court traitement au Provamès suite à un déréglement hormonal.

A suivre : une FIV dès que nous pourrons. En janvier peut-être ?

Finalement, nous planifions la FIV sur décembre 2010-janvier 2011

30 novembre 2010 : en attente de J1 pour la piqûre de blocage, je me décide à faire un test. +++++++

Première prise de sang : taux à 1971

Deuxième prise de sang : taux à ça monte fort !

13 décembre 2010 : visite chez gygy. "Y'en à deux" nous dit-elle dans un souffle. Bienvenue dans la grossesse gémellaire !

26 janvier 2011 : première écho officielle. Nos petits pois vont très bien.

13 mars 2011 : nos petits pois sont des petites poites et se développent très bien

20 avril 2011 : première hospitalisation pour col raccourci et contractions

Avril - juin 2011 : le côté obscur de la grossesse gémellaire avec un utérus contractile. Plusieurs hospitalisations, col régulièrement raccourci, angoisses et peurs à la clef

22 juin 2011 : après des mois à porter cette grossesse le plus loin possible, les petites poites décident finalement que c'est pour aujourd'hui ! Perte des eaux durant la nuit et naissance de deux merveilles, par voie basse à 12h32 et 12h36.

 

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