L’année dernière, j’ai eu très peur de célébrer ma première fête des mères bien trop tôt.
Ensuite, j’ai eu très peur que le Homard ne fête sa première fête des pères.
C’était le 19 juin 2011, les Poites sont nées 3 jours après (faut croire qu’elles avaient compris que j’aurais pas le cœur à fêter quoique ce soit autour d’une couveuse).
Bref, le Homard et moi sommes encore puceaux en fêtes parentales.
Alors, vu que les Poites semblent se soucier comme de leur première sonde naso-gastrique de ce qu’elles pourraient nous offrir pour ces jours peu communs, nous nous briefons l’un l’autre.
Pour ma part, je n’ai pas envie de cadeau d’adulte.
D’abord parce que j’ai un peu pitié du Homard qui se creuse la tête 3 fois en 3 mois à chaque fin d’année pour me dégoter les cadeaux de notre anniversaire de rencontre (octobre), de mon anniversaire (novembre) et de Noël (vous connaissez la date a priori).
Et ensuite parce qu’être maman, selon ma conception, ce n’est pas recevoir un parfum, un ordinateur ou une centrale vapeur.
Être maman, c’est recevoir un truc laid, sans intérêt, à moitié fini et être subjuguée.
C’est se trimballer des œuvres bancales, moches et inachevées pour des yeux étrangers et savoir au fond de son cœur que ce sont les objets les plus aboutis au monde.
Parce que la fête des mères n’est pas l’occasion de se voir offrir des objets mais bien de s’émerveiller de leurs artistes.
Alors, cette année, je n’aurai pas d’œuvres à proprement parler (les couches, même artistiquement salies ne comptent pas). Mais j’aurais la promesse de deux artistes en herbe. Et ça me suffit grandement.
Edit : j’ai une pensée sincère et profonde pour toutes celles qui attendent de vivre ce jour-là. Celles qui vont avoir le petit pincement qui fait mal. Celles qui vont offrir sans recevoir.
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