16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 21:11

Un questionnaire pour conclure ou presque cette quinzaine sans Poites. Dire que c'était long est un euphémisme, hier j'ai retrouvé les chaussons d'école de Poite n°2 (ses chaussons de l'année dernière, circonstance aggravante), en les ramassant je les ai machinalement snifés. TOUT VA BIEN.

La drogue favorite

Mettre mon doigt sous le nez des Poites le soir en allant me coucher. Elles ont bientôt 6 ans et je suis toujours persuadée qu'elles peuvent cesser soudainement de respirer.

L’incompréhension

J'ai eu pas mal de réponses décalées en tête mais la seule vraie réponse, sérieuse et dramatique, c'est "mes parents".

La chanson qui parle de vous
Rentrer chez soi, Maurane

L’homme/la femme politique préféré(e)
Les véritables héros,ce sont ceux qui font de la politique au sens nobre du terme, au coeur de la cité. En ce moment, il me semble qu'une Dounia Bouzar représente ces gens-là.

La plus grande angoisse
La perte, petite ou grande

Avec qui aimeriez-vous être coincée dans un ascenseur ?
Avec l'ascensoriste

Le chef-d’œuvre du cinéma que vous trouvez vraiment nul
Généralement, tous les lauréats du Festival de Cannes

La lettre préférée de l’alphabet
Le E qui comme tout le monde sait, est associé à la couleur bleue et au chiffre 6.

Le talon d’Achille
Cet acharnement à vouloir qu'on devine pour moi : ce que j'aimerais manger, ce que j'adorerais lire, le métier que je pourrais exercer, la façon dont j'aimerais être embrassée...

Si vous étiez un homme pendant 24h, que feriez-vous ?
J'oublierais que j'ai des enfants, dans un créneau compris entre 8h20 et 19h10

L’objet que vous rêvez d’acquérir ?
Un aplomb à toutes épreuves. Mais sinon, je saurais me contenter de cette porte atelier splendide à 249 euros (#Béééééé).

La mauvaise habitude
Je fais pipi sous la douche (mais aux dernières nouvelles, c'est hyper écolo)

La plus grande peur
D'avoir peur, what else ?

L’idéal masculin
La bonne dose de poils.

Qui y’a t’il derrière vous :
Un mur bleu pétrole et une absence de cheminée. #TeamPremierDegré

Quelle matière ajouter dans l’enseignement actuel ?
L'expérience. Même si c'est apparemment la seule matière impossible à enseigner.

Qu’avez-vous appris aujourd’hui ?
La méthode du paraluie bulgare.

Le rêve récurrent
Depuis 12 ans que je partage ma vie avec lui, je n'ai JAMAIS fait un rêve érotique avec un autre homme que le Homard. C'est tellement moche.

L’odeur préférée
Celles des échoppes de cordonniers.

Le premier livre
Certainement "Le Petit Monsieur tout seul". Certainement parce que je l'avais choisi seule en tête à tête avec mon père.

Si vous étiez une reine célèbre
Le glamour de Lady Di, le sourire de Kate, les fesses de sa soeur.

Un déguisement pour un bal costumé
L'homme invisible 

Votre secret
Ben du coup, l'endroit est très mal choisi

Un héros incompris
Rantanplan

Le Feel Good movie
Les grands classiques : Dirty Dancing, Coup de foudre à Notting Hill et les Bridget Jones

La réplique de film préférée

"-Faut pas tuer les instants de bonheur, faut pas... 

-Tu cites Baudelaire, toi maintenant ?

-Ah bon ?"

L'Etudiante, 1988

Edit : Le questionnaire vient d'ici...

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 21:41

La semaine dernière, profitant de tout ce temps que les Poites nous laissent en se trémoussant sur les photos redevenues floues de leur grand-mère à 600 kilomètres de nous, le Homard et moi sommes allés voir un spectacle qu'on m'avait vendu comme comique et ébouriffant. Je ne vous en donnerai pas la référence parce que malgré un coût modeste et des comédiens au sommet de leur bonne volonté, le divertissement m'a déçue.  La faute au texte qui entre quelques rares galéjades ne décollait jamais.  

Et hier soir, débriefant à nouveau sur le sujet, j'expliquais à un Homard pas peu fier qu'en matière d'humour, honnêtement, j'avais bien mieux à la maison (mais j'ai une excuse, j'en étais à mon deuxième verre de Sauternes). Illustrant immédiatement mon propos, j'argumentais en avouant au torse bombé en face de moi qu'au moins deux de ses célèbres boutades étaient hissées au rang de culte chez deux de mes proches amies.

Mais au-delà de cet épisode de légitime flatterie conjugale, à vous je peux bien l'avouer, actuellement le Homard a de la concurrence. Une concurrence sérieuse et quasi-quotidienne en la personne de Vincent Dedienne auquel je tends à vouer une véritable adoration irrationnelle. 

Alors, peut-être que ça fait un peu parisiano-parisien d'aimer Vincent Dedienne en 2017 et certainement que d'autres jeunes gens mériteraient tout autant mon intérêt tout neuf mais ces dernières semaines, celui que je ne raterais à aucun prix et dont je me délecte après la 1 256ème lecture de Cendrillon, c'est lui.

D'abord et avant tout pour ses mots, ciselés, modernes, opportuns, rebondissants, actuels et pourtant paradoxalement frais.

Alors si le cœur vous en dit, voici sa chronique du 30 janvier dernier, une des meilleures d'après moi tant chacune de ses séquences font mouche.

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 18:57

Les premières ont un goût de revanche. Alors oui, on a l’air un peu ridicule tous alignés par table de deux dans un restaurant saturé en cœurs rouges. Mais on les mérite les premières, parce que les années d’avant, on était seule ou mal accompagnée ou un peu des deux. Au fond de son lit ces années-là, cogitant sur ce qu’on pouvait bien avoir de moins aimable que les rangs de ceux alignés par deux. Alors merde, pour les premières, on fait fi de l’indien et ses roses dépourprées, des menus bien calibrés, des voisins ordonnés à gauche, des voisins arrangés à droite et on se vautre, assumée, dans les pétales de cœurs rouges.

 

Et puis viennent les suivantes. Pour nous, il y a eu deux enfants en même temps. Et une série de ces soirées-là au chevet d’un pain surprise. Parce que dès qu’on aura trinqué, on ira se coucher. Question de survie. Et finalement, la seule inconnue de ces années-là, c’est qui se collera la corvée de courses chez l’ami Picard.

 

Maintenant, il y a les subséquentes (votre vocabulaire, les filles, votre vocabulaire).

A  nouveau c’est possible, après tout ce n’est qu’une question d’organisation mais c’est fou comme on a moins envie de venir se ranger avec la ribambelle des autres. Et puis, la revanche a un peu changé de camp, et puis l’important a carrément changé de rive ; la revanche et l’important, désormais, dorment à l’étage. Tout à coup, on est au-dessus de tous ces cœurs rouges et on pose un regard mi-bienveillant mi-infantilisant sur tous les petits mignons qui iront s’aligner deux par deux.

Et puis, pourquoi s’évertuerait-il à faire ce soir ce qu’on lui reproche de ne pas faire les 363 autres jours de l’année ?

Alors tout à coup, on ne veut plus rien de ce moment convenu, on rêve d’une contre-programmation. Retour au pieu, case départ (et d’arrivée) de tous les 14 février et "allez viens, on dirait qu’on la fêterait en pyjama sous la couette, plutôt".

 

Quelles que soient la soirée que vous connaîtrez aujourd’hui, je vous souhaite plein d’amour. Seule, mal accompagnée, au goût de revanche, au goût de l’acquis, en ligne, en rang d’oignon, deux par deux (ou trois par trois, suis pas sectaire), en amour raisonné ou en amour fou. Parce qu'à la fin, l'amour, il ne nous restera plus que ça...

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 17:18

J'étais tranquillement sur mon canapé, occupée à digérer mon comprimé d'Ibuprofène, avalé à la suite d'un abus de pose de carrelage imitation carreaux de ciment quand j'ai reçu le message suivant.

L'anniversaire

7 ans. L'âge de raison vous diront les esprits censés.

7 ans à raconter des tranches de vie.

7 ans à parler de Lui, à parler de moi et de nous deux mélangés (perche facile que vous n'allez pourtant pas saisir, rapport au lectorat de qualité) (et quand je dis perche...).

7 ans à parler d'Elles, bien avant qu'elles ne daignent pousser en dedans selon une loi dont la Nature, la Logique et les Mathématiques n'ont pas encore percé le secret.

7 ans de théories sur tout et n'importe quoi, exactement telles que je les affectionne.

7 ans de petites et de grandes histoires.

7 ans d'atermoiements (si si, je suis lucide).

7 ans de grandes joies, parfaits contraires des grandes déceptions entre lesquelles elle s'intercalent.

7 ans à apprendre de rire de tout, à défaut de pouvoir cesser d'en pleurer.

7 ans de vérité, filtrée parfois, secrète souvent mais toujours véritable.

7 ans de discrétion, tant cet endroit ne doit appartenir qu'à moi.

7 ans de mots, tous les jours ou presque. 7 ans du meilleur exercice d'écriture.

7 ans et 1 636 bouts de ma vie qui sont allés vers 1 758 353 d'entre vous.

Alors merci.

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 20:19
La bulle

C'est hier, sur une de ces autoroutes sur lesquelles nous autres banlieusards aimons à nous pendre au pare-choc arrière de nos pairs, que cela m'a frappé.

Quand elles ne sont pas là, je suis plus vulnérable.

Comme si lorsque nous sommes rassemblés façon puzzle à 4 pièces nous formions une entité inattaquable. Comme si, à l'inverse, l'éparpillement de nos vies, la distance de nos âmes, l'absence de leurs corps, la disloquation de ce fil tendu entre elles et moi rendaient plus fragile la bulle dans laquelle nous flottons habituellement.

Hier soir sur l'autoroute, j'étais mortelle. Quand elles sont loin, c'est là où je le suis. Le reste du temps, je n'ai pas la possibilité d'être périssable.

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 22:50

Ce n’est pas à vous que je vais l’apprendre, j’ai en musique des goûts… incohérents, tendance indéterminés. Et, en tombant aujourd'hui sur le top de la honte de Shalima, je me suis dit que ce serait sympa de faire la même chose ici.

Alors, sans transition voici quelques chansons de ma honte, forcément un peu/beaucoup issues des années 80-90, vivier permanent en la matière.

Toutes ces daubes (si si quand même), ça me fera peut-être un peu oublier l’absence de ces enfants dont j’ai reçu ce matin une photo nette (est-ce que vous réalisez la portée de ce que j’écris ?) mais habillées intégralement avec des vêtements inconnus et affichant insolemment un vrai grand sourire sincère.

J'écoute ce truc, je suis direct à l'arrière de la R14 jaune de mes parents

Aucune excuse

D'où l'expression : "C'est vendredi, c'est Lorie !"

Voilà, rien d'autre à ajouter

C'est précisément cette reprise que j'aime alors que la version originale ne me fait aucun effet

Des gens comme ça ne pourraient plus passer à la télé

Là, je sens que je suis seule à connaître, non ? Honte solitaire donc

Heureusement qu'on se connaît pas quand même..

Pierre, il m'a souvent fait pleurer. J'aurais bien aimé qu'il soit mon papa tiens.

Oui, entre autres émissions honteuses, j'ai aussi regardé la Star'Ac (même que c'est nul qu'elle soit pas restée avec Jean-Pascal)

La moins honteuse de toutes parce qu'en vrai, elle est culte

Evidemment, what else ?

Oh, ça va, avouez que vous aussi, vous l'aimez bien celle-là...

Et vous, quelles musiques de qualité à déclarer ?

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 21:59

Parce que les Poites sont parties pour 2 semaines au pays girondin, je me suis lancée ce soir à 21h30 dans un ménage complet et circonstancié de la maison. "Waouh quelle énergie !" m'a fait le Homard. Ce qu'il n'a pas compris, c'est que ça n'était pas de l'énergie mais de l'espoir. L'espoir de vivre dans une maison propre et rangée durant encore 14 jours.

Alors, pendant que j'y étais, j'ai fait le fond de mes poches aussi. Et ce qu'on peut dire, c'est qu'avec elles, on est rarement déçu.

Le vide-poches

Pour mieux visualiser l'image, cliquez ici

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 22:49

Parfois, je vis certaines journées dans la crainte de la bombe qui, c’est certain, nous tombera sur le coin de nos gueules de parents un jour. Parce que ça a l’air tellement simple, ça ne peut pas être vrai et puis tout le monde vous le dira, les belles histoires parentales se finissant par « et ils conçurent et eurent des enfants heureux tout le temps », ça n’existe pas.

 

Ou alors parfois, j’ai l’intuition de ne pas les regarder avec les bonnes lunettes et qu’à force de les vouloir heureuses, je suis incapable de les visualiser autrement qu’ainsi. Coincées dans une bulle de bonheur factice. Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir disait l’autre il y a presque 2 000 ans.

 

Et puis parfois, le dernier tiers de mes journées, l’ultime part de lucidité qui me reste me glisse tendrement un petit "ta gueule" et son cousin germain, le toujours efficace "arrête de réfléchir et profite !".

 

Est-ce qu’il faut forcément payer les enfants qui grandissent joliment ?

 

Certains collectionnent dans de petites bouteilles en verre leurs différents souvenirs. Moi, je viens laisser ici la trace que jusqu'ici, tout va bien.

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 21:17

Récemment, quelqu'un qui se reconnaîtra m'a suggéré de monétiser les réparties des Poites. Et il est vrai que depuis quelques semaines, ces demoiselles semblent particulièrement inspirées et nous atteignons régulièrement un niveau de WTF inégalable.

Alors, avant d'éventuellement faire fortune, voici un petit florilège.

Je tweete, tu tweetes, il/elle tweete #38
Je tweete, tu tweetes, il/elle tweete #38
Je tweete, tu tweetes, il/elle tweete #38
Je tweete, tu tweetes, il/elle tweete #38
Je tweete, tu tweetes, il/elle tweete #38
Je tweete, tu tweetes, il/elle tweete #38
Je tweete, tu tweetes, il/elle tweete #38
Je tweete, tu tweetes, il/elle tweete #38
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 21:08

Tout a commencé quand j’ai expliqué au Homard que j’avais réservé deux places pour une matinée papouillages mère-fille fin février et que j’avais l’intention de partager cette activité avec Poite n°2. "Encore ?" m’a-t-il "mais la dernière fois que tu as passé un moment seule avec l’une des deux, c’était déjà elle".  Et c’était vrai évidemment.

 

J’ai alors, pour soulager cette part de moi qui étouffait déjà sous la culpabilité, immédiatement proposé à Poite n°1 que la recherche de ses nouvelles chaussures se fassent en tête-à-tête dès que possible.  "Oui, oui", hocha-t-elle avant de réaliser quelques secondes plus tard que pendant ce temps-là, sous prétexte d’apaiser sa solitude, sa puînée s’avalerait moultes dessins animés. "Non, non" a-t-elle secoué alors la tête selon un angle strictement égal à 90° au hochement précédent. Et puis quelques larmes aussi, parce que c’était décidément pas juste cette séance shopping qui la priverait des épisodes n°78 à n°82 de Princess Sofia.

 

Finalement, un peu encouragée aussi par Le Homard soucieux d’équité entre ses filles, l’entrevue eu quand même lieu un samedi après-midi dans une de ces zones commerciales de banlieue. Et si sur place l’humeur fût linéaire, ma compagne d’achat, contrairement à sa sœur dans pareilles circonstances, ne manifesta pas le plus grand des enthousiasmes. Et là où j’avais accueilli des « c’était trop bien » enthousiastes quelques mois plus tôt de retour aux bercails avec sa sœur, sitôt rentrée la belle fondit vers l’ordinateur familial récupérer ses heures d’oisiveté que manifestement elle considérait comme volées.

 

Et puis, parce que les enfants (ou alors ne seraient-ce que les miennes ?) mettent parfois plusieurs jours à mûrir les dossiers épineux, hier soir dans la voiture, entre une remarque sur la cantine et la description de l’emploi du temps de leur père pour les 5 soirs à venir, Poite n°1, l'enfant surprenant, a définitivement clôturé le débat : "la prochaine fois que tu veux faire une activité, tu peux y aller avec Poite n°2, moi je préfère regarder les dessins animés".

 

Alors oui, nous sommes bien d’accord sur le fait que l’enfance, c’est rien que de la saloperie. Mais apprenons de cette expérience que tenter de donner exactement la même chose - que ce soit sous forme de présents, de loisirs ou de disponibilité, à chacun de ces enfants, guidé par l’équité et la responsabilité parentale d’une vie si logistiquement tendue qu’elle n’induit jamais le déséquilibre sororal – ne garantit aucunement la satisfaction des parties en présence.

 

Et même si je chéris tendrement de mon côté ces rares moments où je ne suis qu’en présence de Poite n°1, je respecte la non-réciprocité. A 5 ans et 7 mois, ce dont elle a envie c’est qu’on lui foute la paix. Il viendra peut-être le temps d’autre chose et nous nous en réjouirons quand ce sera le cas. En attendant, ça me va.

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  • : Maman de deux Poites en une seule fois
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En Résumé

Ici, on parle de la vie comme elle est jolie (au moins un jour sur deux).

 

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