Je n'ai jamais lu aucun livre sur la parentalité, sur la maternité, sur la gémellité, sur l'éducation ou tout autre sujet connexe au fait de faire grandir des enfants chez soi.
Si, rectification, j'ai lu un seul et unique livre : "Un sommeil paisible et sans pleurs" d'Elizabeth Pantler (comme c'est étrange cette thématique...) que j'ai davantage parcouru que réellement lu, tellement il enfonçait des portes qui me semblaient déjà ouvertes (je sais que cet ouvrage est parfois considéré comme une Bible mais je n'y ai rien appris, ni rien découvert que je n'avais testé par moi-même).
Si je ne lis rien, c'est parce qu'étant une fille angoissée, influençable et cultivant de manière générale une estime de moi-même atrofiée, la lecture d'ouvrages de soit-disant spécialistes de la petite enfance me stresse, m'angoisse ou au mieux me plonge dans des affres de perplexité. Lequels affres ont tôt fait de me convaincre de l'échec évident que sera l'éducation Poitesque quelque soit l'orientation que je lui donnerai.
Si je ne lis rien, si je me suis promis de ne rien lire c'est aussi parce que malgré une expérience parentale encore récente, j'ai compris depuis longtemps qu'il y a autant de méthodes d'éducation que de pédiatres, gourous ou de pédo-psychiatres. Voire même autant de méthodes d'éducation que d'enfants.
Résumé de manière sybilline (puaise, sybillin, ça biche pour un vendredi), on pourrait dire que j'essaie de me faire confiance et de chercher par moi-même un chemin qui ne peut être qu'unique parce que partagé par elle, par elle et par moi.
Mais chassez le naturel, il revient par la fenêtre (mon blog, mes nimportequoi de proverbes), parfois je doute.
Mon dernier doute en date concerne la construction de l'identité de mes filles.
Le mécanisme par lequel elles prennent conscience qu'elles sont uniques et particulières et cette capacité qu'elles acquièrent ou acquiéront à se positionner en tant qu'individu autonome vis à vis de leur meilleure colocataire.
Parce que depuis le début, les indices prouvant que cette autonomie est difficile à acquérir s'accumulent.
Passe encore qu'il soit devenu impossible de coucher l'une sans l'autre.
Passe encore que l'une prenne un malin plaisir à diriger d'une main de fer le petit duo (je vous laisse deviner laquelle, hein) (oulàlà, c'est pas facile facile).
Passe encore qu'il soit difficile de leur faire admettre qu'elles peuvent exercer deux activités différentes au même moment.
Là où je commence à prendre peur, c'est quand je les entends s'appeler en employant un seul et même prénom.
Ici, il y a pourtant bien deux enfants. Deux enfants qui semblent se nommer Poite n°1 (enfin, son vrai prénom mais vous êtes intelligentes, vous aviez compris).
Dire qu'on s'est pris la tête avec le Homard sur la table d'accouchement parce qu'on n'était pas raccord sur l'orthographe du prénom de Poite n°2. Une belle perte de temps...
Pour les blablas, c'est là - Voir les 9 blablas
