34 ans tous les
deux, ensemble depuis 2005.
Février 2009 : après des années d’hésitation, des mois de thérapie aussi pour essayer de faire taire mes démons, début des essais.
Juillet 2009 : début réel des essais en mode « management de projet » (entendez par là, prise de température, calculs en tous genres et rapports programmés).
Décembre 2009 : la petite voix me dit : « y’a quelque chose qui cloche ». Premier spermogramme : le jour où je suis morte un peu. Le jour où tout s’est écroulé. Le jour où j’ai grandi, tout d’un coup, avec un bon coup de pied au cul de madame La Vie, madame La Truie. La sanction tombe : "la probabilité de concevoir un enfant naturellement avec cette qualité de sperme est quasi-inexistante". Je dors, je vis, je mange avec cette phrase toutes les nuits depuis le 22 décembre 2009. Joyeux Noël Messieurs-Dames !
Décembre 2009 – Février 2010 : examens en pagaille pour moi : tous sont bons. J’ai un utérus de compétition, des ovaires comme des Ferrari, des hormones au taquet. Je crois que j’aurais préféré que les galères soient partagées pour nous deux. J’aurais eu moins de haine. Jamais je ne lui en aurais voulu comme je lui en ai voulu.
De son côté, les spermos s’enchaînent. Il faut congeler, vite vite, au cas où ça s’aggrave (ah bon, parce que ça
pourrait être pire que ça ?). L’urologue trouve deux varicocèles, confirmées par le radiologue.
Mars 2010 : le caryotype est nickel, ouf. Les autres résultats sont en dents de scies, une fois pas trop mauvais, une autre complètement catastrophiques...
Fin mars 2010 : intervention sur les varicocèles.
Mai 2010 : surprise ! Des petites cellules ont fait leur nid dans mon utérus... Cela aura duré juste 4 semaines mais je l'ai eu mon +++ ! FC précoce.
Juillet 2010 : le spermo de contrôle 3 mois après l'intervention est mauvais. Trop tôt ? La FC n'a été qu'un pied de nez de la Vie. Nous soupçonnons une éjaculation rétrograde. Nouveaux examens, nouveaux espoirs, la FIV est repoussée au mois de novembre.
Septembre 2010 : allons bon, un nouveau docteur zizi trouve une autre piste. L'OATS du Homard serait dûe à une obstruction profonde. Il faut aller y voir avec une endoscopie. Et prendre un traitement antibiotique en béton. Pas grave, on fera la FIV en 2011 !
Octobre 2010 : nous possédons la photographie de l'obstruction profonde responsable de notre galère. Mais l'opération est trop risquée. De mon côté, je commence un court traitement au Provamès suite à un déréglement hormonal.
A suivre : une FIV dès que nous pourrons. En janvier peut-être ?
Finalement, nous planifions la FIV sur décembre 2010-janvier 2011
30 novembre 2010 : en attente de J1 pour la piqûre de blocage, je me décide à faire un test. +++++++
Première prise de sang : taux à 1971
Deuxième prise de sang : taux à ça monte fort !
13 décembre 2010 : visite chez gygy. "Y'en à deux" nous dit-elle dans un souffle. Bienvenue dans la grossesse gémellaire !
26 janvier 2011 : première écho officielle. Nos petits pois vont très bien.
13 mars 2011 : nos petits pois sont des petites poites et se développent très bien
20 avril 2011 : première hospitalisation pour col raccourci et contractions
Avril - juin 2011 : le côté obscur de la grossesse gémellaire avec un utérus contractile. Plusieurs hospitalisations, col régulièrement raccourci, angoisses et peurs à la clef
22 juin 2011 : après des mois à porter cette grossesse le plus loin possible, les petites poites décident finalement que c'est pour aujourd'hui ! Perte des eaux durant la nuit et naissance de deux merveilles, par voie basse à 12h32 et 12h36.